Argumentaire
Le but de l’initiative populaire cantonale « Salaire minimum jurassien : pour vivre, pas pour survivre » est :
Donner la primauté au salaire minimum cantonal de façon à garantir un salaire permettant de vivre décemment sans recourir à l’aide sociale.
En bref, inscrire dans la loi :
- la primauté du salaire minimum cantonal sur tous les autres si ceux-ci sont plus bas
- un mécanisme de contrôle formel de la loi dans la loi elle-même
- les sanctions encourues.
Les principales raisons pour signer cette initiative :
- Le salaire doit permettre de vivre, et ce n’est pas à l’aide sociale qui doit permettre de vivre. Le salaire minimum proposé est déterminé par rapport au minimum vital nécessaire pour subvenir à ses besoins. C’est le strict minimum.
- Le droit de vivre de son travail doit être reconnu à sa juste valeur et rémunéré correctement. Il est inadmissible que des personnes qui travaillent à plein temps ne puissent pas vivre de leur travail.
- Depuis l’entrée en vigueur en 2018 la loi en vigueur a monté ses limites. Nombre de travailleuses et travailleurs ne peuvent pas vivre dignement avec leur salaire.
- La lutte contre la pauvreté imposent de permettre à toutes les personnes qui travaillent de vivre dignement. Les bas salaires actuellement versés dans plusieurs secteurs ne permettent pas de vivre dignement. Il s’agit principalement d’une mesure contribuant à lutter contre la pauvreté, et qui assure qu’il n’y ait plus de pauvreté parmi les personnes qui travaillent.
- La majorité des travailleuses et travailleurs dans le canton du Jura ne sont soumis ni à une CCT, ni à un CTT.
Les salaires minimums dans plusieurs conventions collectives de travail (CCT) et dans les contrats type de travail (CTT) sont inférieurs au salaire minimum cantonal ; cela maintient les travailleurs dans la précarité (working poor) et les laissent dans la situation de devoir recourir à l’aide sociale. - La disposition dans le droit en vigueur concernant l’adaptation du salaire minimum est aléatoire et ne compense pas la perte du pouvoir d’achat. Il faut une indexation automatique en fonction de l’indice mixte de l’AVS, mais seulement en cas d’augmentation de l’indice.
- Le dumping salarial est important, ce qui implique de renforcer les contrôles (aucun mécanisme de contrôle n’est prévu dans la loi actuelle).
- Un argument souvent cité contre les salaires minimums est qu’ils constitueraient une menace pour l’emploi. Cette affirmation a été réfutée par les recherches en sciences économiques. Le consensus scientifique est clair : les salaires minimums n’ont pas d’impact significatif sur l’emploi. C’est également ce que montrent les études menées jusqu’à présent sur les salaires minimums cantonaux en Suisse (dans les cantons de Neuchâtel, du Tessin et de Genève).
- La plupart des salarié·es avec des bas salaires sont des femmes. Un salaire minimum décent est un pas vers l’égalité.
Soutenez l’initiative par un don
Union syndicale jurassienne
IBAN : CH51 0078 9042 5633 2699 5
Mention : Salaire minimum